Tuesday, May 20, 2008

le mot du jour

Vu dans le courrier d'un client indélicat:


En tout état de cause, ma position n'a absolument pas changée, et avec ou sans électricité je continuerai à me battre afin que lumière se fasse sur ce qui a pu se passer

La ruée vers l'or (noir)

Ami(e) du centre ouest, bonsoir!

Si toi aussi en écoutant à la radio une rumeur de blocage des dépôts de carburant de ta bucolique région, tu t'es rué(e) sur la première pompe à essence venue - alors que ton reservoir etait tout de même aux trois quarts plein, sache que je te hais.

S'il y a bien quelque chose qui provoque, la pénurie, c'est ce stupide soubresaut atavique, ce réflexe vital, qui fait suite à la moindre rumeur, à la seule perspective du manque.

La preuve:

  • sorties pour les stations service blindées jusque la voie d'arrêt d'urgence
  • rond points d'accès saturés

Et ce dès hier après midi. Le lendemain matin, voyant sa jauge, Mezigue se rend compte qu'elle a à peine 50 km d'autonomie. Elle part donc en quete d'un bar à Titine.

  • rupture de gazole
  • 10 voitures en attente devant une des rares stations encore approvisionnées (et forcément hors de prix).

Je déteste les gens. Et je sens que ça ne fait que commencer: je dois partir en déplacement jeudi, précisément un jour de grève.

Thursday, May 15, 2008

Oxygène !

Le petit lien du jour ....

Une pensée amicale à tous les amis pollueurs: ici

Wednesday, May 14, 2008

Inch'ka

Ca, c'est pour l'apéro si vous passez à Lyon, et plus particulièrement aux Halles (Cours Lafayette).

Parmi les bars à Huitres, en face de la fabuleuse épicerie fine Bahadourian qui fait penser à une caverne d'ali baba, un tout petit coin, avec un bar, du vin, et des amuses gueules (façon tapas ou mezzé, mais changent selon le moment).

Vin Catalan somptueux ("Gran sangre de Toro Torres" - me ferait penser à un excellent madiran - mais je risque de faire bondir les spécialistes)

Service un tantinet maladroit mais généreux et adorable

Site officiel ici

La B.E

(On dit pas "Belle Epoque" parceque ça fait touriste!)

En vadrouille sur le cours Mirabeau et une envie irrépressible de vous attabler en terrasse? Si celle de la Bastide du Cours est pleine, allez donc au N°29.

Ils servent d'excellents (et esthétiques) cocktails, parmi lesquels je vous recommande la caïpivoska et le Cocody. Le Pouilly Fuissé (au verre) est correct, sans plus, mais évitez d'y aller pour le vin ou la bière, vous seriez déçu. Le Service? Minimum, mais au bout de la deuxième tournée vous avez droit à des toasts avec une improbable sauce à la tomate (carrément cheap, juste pour éponger).

Mondialement célèbre pour ses happy hours ^^

Vassili Axionov - Les Hauts de Moscou



Moskva Kva-Kva
Roman (super bien) traduit du russe par Lily Denis
Actes Sud - Lettres russes
ISBN 978-2-7427-7021-2

Site Officiel de l'éditeur: ici
La lecture a au début été carrément laborieuse, faute de temps continu pour m'immerger dans l'ambiance très particulière du livre.
Moscou, années 50. L'élite de la société sociétique est rassemblée dans d'immenses immeubles qui surplombent la ville. Staline est menacé d'immortalité et vois des Titistes partout.
Au dessus de la plèbe, donc: un poete soiffard et coureur, une jeune vierge du socialisme ne tardant pas à découvrir l'ivresse charnelle et les joies de la clandestinité, un scientifique, une académicienne, des zazous (la mauvaise graine), un ancien copilote / jurisconsulte / chauffeur jonglant avec les identités, un couple s'efforçant de chaperonner le tout, une dompteuse de tigre et son tigrelet, des micros cachés un peu partout.
Superposez à cette variété de personnages une pluralité d'intrigues: un triangle amoureux, des jamsessions douteuses, des souvenirs de guerre flirtant avec le roman d'espionnage, un complot, la schyzophrénie galopante du dictateur, et celà vous offre une comédie grinçante et effrénée.
L'auteur s'est amusé à mettre en scène (de façon parfaitement fantaisiste) des personnages historiques (Smeltchakov, Beria, Brejnev, et bien d'autres). Plus l'histoire progresse, plus le basculement vers l'absurde, le burlesque, se fait sentir. Et ça finit en une apothéose, un grand n'importe quoi.
Les histoires se croisent et se décroisent, il y a beaucoup de mouvement et de rythme, c'est très divertissant.

Tuesday, May 13, 2008

[Rec]



La roussette est du genre à aimer se faire peur. La preuve en est, elle va voir des films qui lui font faire des bonds sur son siège.

Ce film espagnol (dont le site officiel est accessible ici) a été vu (et primé) à Gerardmer, à Stiges, et à la mostra de Venise. il a fait l'objet d'un buzz assez énorme. Des ficelles traditionnelles du genre s'allient au choix d'une caméra subjective. L'histoire est assez originale, la chute brutale.

Attention, je spoile à mort à partir de ce point, donc si vous n'avez pas (encore) vu le film, passez votre chemin de blogonaute.

On est donc en Espagne. Une journaliste et son cameraman oeuvrent pour l'émission "pendant que vous dormez" en suivant le quotidien d'une brigade de sapeur-pompiers. Ce soir-là, ils suivent une équipe de deux.

Ici, le film nous montre la journaliste en train de faire des interviews à droite à gauche au sein du personnel, faute d'action et d'émotion à se mettre sous la dent. Le temps passe, le spectateur commence à redouter l'éventualité d'une certaine longueur.

Mais heureusement, la sirène retentit au cours d'une partie de basket (ça c'est le détail que vous ne retrouverez que peu dans les autres reviews) et voici nos quatre compères partis en intervention, suite à un appel concernant un immeuble du centre ville ou l'on a entendu une vieille dame "hurler comme une truie" (sic).

Les compères arrivent et entrent dans les lieux. Fait curieux, des policiers sont déjà sur place.

On atteint ici un point de non retour, ce qu'on va comprendre très vite

(attention, je spoile encore plus après)

Le film / reportage devient alors un huis clos pesant.

La vieille femme hurlante, incroyablement hystérique, a sauté à la gorge d'un policier, un pompier tombe "d'en haut". Et impossible tant d'évacuer les blessés que de sortir de cet immeuble qui est fermé et mis en quarantaine (bon on a curieusement quand même laissé rentrer les pompiers mais ne nous arretons pas à cette incongruité).

En fait on va ensuite comprendre qu'une sorte d'infection rend les gens hyper agressifs, qui mordent et contaminent les victimes à leur tour. Un peu comme beaucoup de film de zombies / 28 jours apres etc.

FORCEMENT la journaliste et le cameraman sont les derniers en piste. Ils cherchent à se planquer dans les combles où comme par hasard se tapit une bête immonde (et là c'est le drame)

Globalement le film est très bon, un mélange de blair witch (avec plus d'action) et de film de zombies (en plus original), j'ai eu encore plus la trouille que d'habitude :p

Vivement recommandé, donc. Attention c'est interdit aux moins de douze ans il me semble.

Wednesday, May 07, 2008

Etre en retard le matin en 10 leçons

Quelques trucs infaillibles:

  1. se coucher tard la veille en rentrant de paris avec un immense paquet
  2. se lever avec 20 min de décalage
  3. trainer dans la salle de bain
  4. chercher des fringues propres et pas trop froissées (rapport à l'enorme pile de repassage qui menace de s'écrouler)
  5. Prendre dragan qui fait une sérénade pour qu on le prenne dans les bras
  6. le reposer
  7. le reprendre
  8. se faire un café
  9. renverser le pot de café
  10. se rendre compte, une fois sorti, qu'on a oublié son ordi portable

Bon, en meme temps c'est pas pire que de tomber en panne d'essence en AX, hein ^^